Source : Des voitures à plus de 120 km/h en sortie de ville : Formerie veut lutter contre la vitesse – Courrier picard

Une étude menée en début d’année montre que la vitesse en sortie de ville est souvent excessive. Des ralentisseurs et des places de parking sur la chaussée devraient être mis en place pour la réduire.

Plus de 5000 véhicules par jour rue d’Amiens, dont certains enregistrés à plus de 120 km/h sur cette sortie de ville limitée à 50 km/h : l’étude commandée par la commune de Formerie à Ingénierie sécurité routière montre qu’il y faut arriver à réduire la vitesse des automobiles qui sortent et entrent. « Nous avons voulu procéder différemment, avec une étude menée par un cabinet spécialisé, qui a été commandée en décembre 2024, relève le maire William Bous. Nous roulons tous un peu trop vite aux entrées de ville, et à Formerie, nous avons aussi beaucoup de poids lourds avec la plateforme logistique de 150 camions ; de plus, la commune n’est pas déviée. »

Une réunion publique a été organisée ce mercredi soir 9 avril à la salle des fêtes Louis-Jouvet pour informer les habitants des résultats de l’étude. « Rue d’Amiens, nous avons comptabilisé plus de 5200 UVP (Unités de véhicules particuliers) par jour, soit 2000 voitures et 250 poids lourds dans chaque sens, chiffre Armand Gosda, directeur général d’Ingénierie sécurité routière. Rue de Beauvais, nous sommes à 2271 UVP, et rue Aristide-Briand, à 4041. » La vitesse, surtout, interpelle, puisque rue d’Amiens, par exemple, la V85 (NDLR : vitesse en dessous de laquelle roulent 85 % des automobilistes) s’élève à 65 km/h en sortie et 59 km/h en entrée. Surtout, sur cette départementale 316, de nombreux véhicules ont été enregistrés à des vitesses excessives, jusqu’à plus de 120 km/h. « Rue de Beauvais, c’est 59 km/h en entrée et 63 km/h en sortie, livre Armand Gosda. Cela mériterait de réfléchir à des solutions. »

Des aménagements qui interpellent

Des solutions, justement, ont été proposées par Ingénierie sécurité routière et vont être étudiées par la commune et le Département, en charge de ces axes. « Nous proposons une surélévation de la chaussée qui oblige à rouler à 50 km/h, puis une autre à 30 km/h, car il ne faut pas être trop brutal, explique Armand Gosda. Il est aussi possible de rajouter des places de stationnement sur la chaussée. Elles participent à faire ralentir la circulation. » Des mini-giratoires pourraient aussi être installés sur des carrefours dangereux ou rue Dornat, où la vitesse est souvent trop élevée. « Ils permettraient aussi d’avoir des cheminements piétons. »

Des idées qui ne sont pas forcément du goût des habitants. « Nous habitons rue de Beauvais et l’été, jour et nuit, nous avons le bruit des tracteurs qui passent, relève cette habitante. Quand leurs remorques sont vides, ça fait du bruit. » « Il n’y aura aucun bruit, promet Armand Gosda. Il faut travailler la pente, la hauteur et les matériaux des ralentisseurs. Là où nous l’avons fait, les habitants disent qu’il y a beaucoup moins de bruit. » « Les places de stationnement, il faudrait les sécuriser, juge cet habitant de la rue d’Amiens. Devant chez moi, je ne m’y garerais pas, les gens arrivent vite. » « Je comprends votre raisonnement, mais c’est pour ça qu’on roule trop vite, répond Armand Gosda. Le but est de faire ralentir les voitures. » Et avant tout de changer les comportements au volant.